dimanche 8 mars 2015

Conseil 8 - Les sauts dans le temps et les scènes "ponts" [partie 1]

Bonjour les lecteurs !

Désolée d'avoir mis autant de temps pour la suite, mais à cause de certains problèmes Internet, je ne pouvais rien poster...


Aujourd'hui, nous allons aborder ce que j'appelle (et je dois bien être la seule à appeler ça comme ça), les scènes de "ponts". Ce sont les scènes qui servent à relier deux passages importants. Par exemple, vous avez deux idées d’événement, mais entre les deux, il y a du temps qui passe. Par exemple, deux ou trois semaines. Pour ne pas que le saut dans le temps soit soudain, il faut remplir un peu ce petit passage, qui n'aura pas forcément d'intérêt dans l'histoire.
Ecrire ces scènes est parfois assez difficile, car ce sont des scènes qui n'ont rien d'intéressantes, et il faut quand même que le lecteur ne s'ennuie pas. La technique très souvent utilisée pour ça est un saut dans le temps. Effectivement, plutôt que de mettre différents passages où il ne se passe rien, les auteurs mettent souvent une phrase telle que "3 semaines passèrent". Mais utiliser un saut dans le temps soudainement peut faire assez étrange pour le lecteur. Par exemple, admettons que vous fassiez devenir amis deux personnages, et que trois semaines plus tard, ils se disputent. Si vous faîtes une phrase telle que "De cette manière, ils devinrent amis. 3 semaines passèrent, et ils se disputèrent".
Cela fait assez étrange. On ne sait absolument pas ce qu'il s'est passé pendant ce temps-là, ce qui rend la phrase trop confuse pour être utilisée. Dans ce cas-là, il serait déjà plus pratique de faire un saut de deux semaines et de faire un passage "pont" d'une semaine, pour expliquer la cause de la dispute qui aura lieu à la fin de la deuxième semaine, et comment elle s'installe petit à petit. Du coup, on dira plus "Deux semaines passèrent, deux semaines longues et ennuyantes, sans rien pour différencier l'une de l'autre".
Idéalement, on peut même préciser les habitudes des personnages. Par exemple "Deux semaines passèrent, deux semaines longues et ennuyantes, sans rien pour différencier l'une de l'autre. Tous les jours, ils faisaient le chemin ensemble, et tous les soirs, ils rentraient ensemble, parlant de tout et de rien". Là, on schématise mieux les journées passées et ça nous laisse aussi comprendre qu'ils se voient tout les jours donc par conséquent que leur complicité grandie. Tandis que dans seulement "3 semaines passèrent", on ne sait absolument pas s'ils se sont vus durant ce laps de temps, où s'ils sont restés sans même se croiser une seule fois.

Mais, dans d'autres cas, où par exemple on fera une ellipse de deux ou trois jours, on peut utilise des scènes ponts. Cela permet de "bourrer" un peu le chapitre, mais ça permet aussi que le lecteur se sente plus dans la peau du protagoniste, en sachant ce qu'il fait de ses journées. Et là, la difficulté sera de faire rentrer des scènes habituelles, des scènes que tout le monde vit (par exemple manger) en les rendant assez intéressante pour que le lecteur la lise.
En gardant le même exemple du repas, on utilise généralement des dialogues pour meubler ce passage. Plutôt que de préciser qu'il prend un morceau de viande et l'amène dans sa bouche - chose pas très intéressante -, on fait introduire un personnage, souvent les parents ou la soeur lorsque le protagoniste est un/une adolescent(e). On démarre un dialogue entre eux, et on peut préciser en même temps ce que mange le personnage, mais ça n'est pas nécessaire. Par exemple : "Alors qu'elle s'apprêtait à mettre le morceau de viande dans sa bouche, son père lui adresse la parole."

Voilà voilà, ce sera tout pour aujourd'hui. Je ferai peut-être une partie 2, et je ferai prochainement un chapitre sur les dialogues !
N'hésitez pas à dire où vous avez des difficultés dans la création des fictions par commentaire. :)

2 commentaires:

  1. Echec et maths11 mars 2015 à 16:44

    Bien rédigé, c'est vrai que cela peut-être pratique!

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